Submarino, dulce et autre douceurs
Le submarino (sous-marin) est en fait un chocolat chaud. Les premières fois à Buenos Aires que nous voulions demander un chocolat chaud, nous étions à chaque fois surpris par l’absence de chocolate sur la carte. Puis on a vite compris que le submarino le remplaçait. En fait, c’est un grand verre de lait chaud accompagné d’une barre de chocolat à faire fondre dedans. Le tout consiste à bien faire fondre le chocolat en remuant bien, ou selon les gouts à le faire fondre qu’à moitié pour profiter du chocolat à moitié fondu au fond du verre !
Voici Alexandra dégustant un submarino :
A Salta, les desserts sont souvent à base de dulce. Le dulce est une espèce de pâte de fruit qui vire plus ou moins à la confiture. Il y a en a de batata (patate douce), de cayote, de membrillo (coing), ou de zapallo (courge). Il y a des tartes de dulce, des empanadas de dulce, des crèpes (panqueques) de dulce. Il y a aussi un dessert appelé le vigilante. Il s’agit simplement de superposer une tranche de fromage et une tranche de dulce, ce dessert vient de Buenos Aires, mais à Salta il est juste appelé queso con dulce (fromage avec du dulce).
Fromage "cremoso", crémeux, et dulce de batata ( patate douce ) , comme vous pouvez le voir le dulce de batata est marbré et dans les supermarchés on le trouve à côté des fromages, du coup la première fois que je l'ai vu j'ai cru que c'était un fromage!
Voici la petite histoire de ce dessert : On raconte qu’il est nait en 1920 dans une cantine de Palermo Viejo quartier porteno qui était la zone des « compadritos » (compères ?) et des « malevos » (je ne sais pas traduire). Cette cantine était près d’un commissaire et comme elle était très fréquenté par les policier, le dessert a pris le nom des agents de police : « les vigilantes ». rapidement popularisé, le dessert s’est diffusé surtout entre les travailleurs, mais il a fini par être adopté par tout les secteurs, y compris par les intellectuels les plus illustres. Une preuve de cela est donné par l’écrivain Estela Canto dans son libre : « Borges a contraluz », quand elle raconta que le grand auteur argentin, avec des gouts culinaire très simples, avait l’habitude de demander – même quand il allait dans un restaurant – un menu composé de bife, salade et du fameux « queso y dulce » comme dessert. (=> voici la source en espagnol :
http://www.cadena3.com/contenido/2010/09/27/62560.asp)
Niveau gâteau, les argentins ont l’air assez adeptes des tartes à la crème, d'ailleurs les pâtisseries en sont remplies ! Pour finir voici donc une petite photo d'une vitrine de pâtisserie :