Faire prolonger son visa touriste
Nous sommes allés passer quelques jours en Bolivie, principalement pour faire renouveler nos visas touristes.
En Argentine, il est difficile et couteux d’obtenir un visa à plus long terme. C’est pour cela que l’on a choisi la solution la plus simple, le visa touriste.
Obtenir un visa étudiant coute 600$ARG, auxquels il faut ajouter les frais de photocopie et surtout de traduction, qui s’élèvent à 200$ARG. Donc un total de 800$ARG (160€), un temps monstre passé à réaliser les formalités, entre la faculté, le bureau des migrations, celui des impôts (car il faut payer avec des sortes de timbres fiscaux).
A posteriori, on ne regrette pas notre choix, ou plutôt notre non choix, d’avoir retenu la solution « par défaut ». Mais le visa touriste à quelques limites, très simples à contourner ici.
Il s’obtient le plus simplement du monde en arrivant à l’aéroport. L’agent vérifie d’où vous venez et demande une adresse en Argentine. Celle de n’importe quel hôtel ou lieu bidon convient, il ne vérifie pas. Un coup de tampon donne droit à 90 jours, pas trois mois, sur le territoire.
Une fois les 90 jours écoulés, on avait plusieurs options face à nous. La première est de se rendre au bureau des migrations à Salta pour faire prolonger son Visa. Il en coûte 300$ARG ! Dire qu’il y a quelques mois c’était 100. L’inflation est bien présente partout.
La seconde est de sortir du pays, puis de rentrer. Depuis Salta, le plus proche c’est la Quiaca ou Aguas Blancas, respectivement 7 ou 6 heures de bus, 90 ou 85$ARG aller. Il y a quelques semaines, c’était 65$ARG… Donc à minima, faire renouveler son visa coûte 170$ARG (34€)… et prend une quinzaine d’heures aller-retour. Mais c’est plus fun que la prolongation au bureau des migrations puisque ça permet de visiter un peu la Bolivie et de traverser le pont frontalier à pieds. On a choisi Aguas Blancas. A la sortie du territoire, le douanier argentin demande où l’on va, d’où l’on vient, un tampon et dehors. Le poste frontière bolivien est plus minimaliste. Il faut remplir un document avec quelques informations basiques (motif du voyage, origine – destination, durée…) et on entre, même avec jogging-basket. Les boliviens ne sont pas contrariant pour le moins du monde à la sortie, un coup de tampon et zou. Pour revenir en Argentine c’est un peu moins détendu, ils passent les bagages aux rayons X et notre bus a été rapidement fouillé. C’est sans doute pour limiter la contrebande car la Bolivie, c’est pas cher !
Il y aurait bien une dernière option, qui consiste à ne rien faire, à séjourner avec une Visa touriste périmé. Malgré l’omniprésence policière en ville, ils ne font pas de contrôle. Ceci n’est vrai qu’à pieds puisque en véhicule, il y a souvent des contrôles. A la sortie du pays avec un Visa périmé, il faut s’acquitter d’une amende de 300$ARG (contre 100 il y a quelques mois). Alors autant rester en règle, c’est facile et pas plus cher que l’amende.
La frontière, au moins, c'est clair. Stan a judicieusement fait remarquer qu'une ligne en pointillés au sol serait un réel plus