On repart à zéro ?
Dans quelques jours, nous allons quitter la maison, mettant fin à nos jours de résidence à Salta. Nous restons encore deux mois en Amérique du Sud, mais pour y voyager, pas pour y vivre.
C’est donc la période propice pour repenser aux mois passés ici, depuis notre arrivée, un peu nostalgiques. Nous sommes restés un an et l’hiver revient, nous rappelant notre arrivée dans le froid et la neige. C’est ce qui nous donne l’impression d’avoir fait une boucle, une parenthèse dans laquelle le temps ce serait arrêté. Nous allons rentrer pour passer l’été en France que nous n’avons pas eu. Puis il faudra (re)trouver un travail et retourner à la faculté. Sur la place 9 de Julio, les oranges murissent à nouveau. Tout parait retourner à son état initial. Retour à la case départ.
Rentrer ce serait presque déconstruire ce que l’on a fait ici, faire le chemin à l’envers pour effacer les traces. C’est par exemple quitter un travail qu'il a fallu trouver et où beaucoup reste à faire. C’est dire au revoir à ceux que l’on a rencontré en espérant garder le contact. Comme il y a un an, où il a fallu dire au revoir puis essayé de garder le contact. C’est bientôt changer ses habitudes, pour d’autres, que l’on ne connait pas encore. Bref, c’est faire les choses que l’on a faites il y a un an, mais à l’envers, ou en symétrique.
Heureusement, cette année ne se résume pas à une parenthèse. Les apparences sont trompeuses et rentrer n’est pas défaire. Les choses semblent se répéter, mais beaucoup a changé. Je crois que l’on s’en rendra pleinement compte après un peu de temps passé en France. Nous pourrons alors voir comment nous avons changé en se retrouvant face à des situations qui nous étaient habituelles. Ici, nous manquons de repère pour apprécier complètement ces changements. A ce moment là, j’arriverai peut être à écrire un article compréhensible sur la question.
Mais d’ici au retour en France, un grand voyage nous attend ! La boucle n’est pas encore bouclée ! Stan prépare déjà le sac pour le voyage et il est motivé pour aller jusqu’au Pérou. Il est même carrément chaud bouillant et espère bien toucher les étoiles !